Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 22:07

Les portes ouvertes des thermes de Contrexéville ont lieu également le samedi 3 septembre.

Vous pouvez donc vous y rendre : samedi 3 septembre de 14h à 18h et dimanche 4 septembre de 10h à 13h et de 14h à 18h. Des visites sont organisées.

Bien amicalement


Françoise PIGENEL

Présidente Amicale ISICA

Amicale-Isica-Vosges
commenter cet article
27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 21:24

AMICALE ISICA DES PRERETRAITES ET RETRAITES

DE LA PLAINE DES VOSGES

47, rue des Myosotis – 88140 CONTREXEVILLE

REPAS DANSANT – LE MERCREDI 19 OCTOBRE 2016

RENCONTRE INTER-AMICALE

YUTZ - NANCY - METZ - CONTREXEVILLE

Places limitées à 27 personnes.

l'Amicale de YUTZ organise la rencontre annuelle des Amicales voisines . Nous sommes invités au repas dansant du mercredi 19 octobre 2016 à la salle du "Petit Prince" à YUTZ à partir de 12h.

Départ : R.V. à 9h30 parking Carrefour Market à VITTEL.

Retour : à Vittel vers 20h30.

Menu

***

Apéritif

Repas complet ( le menu sera communiqué ultérieurement)

(boissons non comprises).

Animation musicale.

Info :

Nous avons la possibilité de louer un car de 27 places à l'Office Municipal des Sports de Contrexéville, mais nous devons confirmer la réservation le plus rapidement possible car il est très demandé.

Votre chèque sera encaissé le jour de cette sortie.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

BULLETIN D’INSCRIPTION – INTER-AMICALE YUTZ DU 19 OCTOBRE 2016

à retourner AMICALE ISICA DE LA PLAINE DES VOSGES : 47, rue des Myosotis 88140 CONTREXEVILLE, accompagné du règlement à l’ordre de l’Amicale ISICA

Nom : …………………………………………Prénom ……..…………………….

Adresse : …………………………………………………………………….……...

N° de tél : ………………………………Adresse mail : ...........................................

TARIF : Adhérent 40 € X… ....=.……………€

: Extérieur (*) 45 € X…….=…………….€

__________

Montant du règlement =…..….....…..€

S’inscrire avant le 1er Octobre 2016 .places limitées

Fait à ……………………le …………………

Signature

(*) l’assurance responsabilité civile de l’Amicale couvre uniquement les adhérents. Pour les personnes extérieures (non adhérentes) vous devez être en possession d’une assurance personnelle.

Amicale-Isica-Vosges - dans Sortie Amicale
commenter cet article
23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 22:38
les heureux gagnants
les heureux gagnants

L'AMICALE ISICA A 10 ANS :

"la Présidente Françoise PIGENEL et de la secrétaire Michèle COURTEAUX ont remis leurs lots aux heureux gagnants de la tombola des 10 ans de l'Amicale ISICA .

Le gros lot " une croisière déjeuner en Champagne pour deux personnes offert par MRJ VOYAGES a été gagné par Monsieur et Mme ROCHE.

La sortie pour deux personnes au Salon de l'Agriculture offerte par Voyages MARCOT été gagnée par Monsieur BAPTISTE.

Il y avait également 3 repas "chez Claudine" et une trentaine d'autres lots".

Amicale-Isica-Vosges - dans Accueil
commenter cet article
22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 18:50

Une superbe journée en votre présence, cela nous fait chaud au cœur de voir tout ce monde à l'écoute de notre conseil d'administration.

Un grand merci à toutes et tous pour votre présence, à votre conseil d'administration qui ne serait rien sans vous et votre confiance.

Merci à notre traiteur et à son personnel pour ce bon repas.

Bonne Année et surtout santé à tous et toutes afin de nous revoir l'an prochain.

(Vous verrez la dernière photo en plein travail au moment du rangement de la salle!!!!)

Joyeux anniversaire à cette Amicale 10 ans c'est important.

Claude

AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
AG Amicale ISICA Vosges 10 ans déjà
Amicale-Isica-Vosges
commenter cet article
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 09:21

Playa Estepona««««(normes locales) - Malaga-Andalousie

"formule tous compris"8 jours/7 nuits

Du 13 au 20 octobre 2016 - départ de Metz

Tarif: adhérents = 590 € + 30 € pour les assurances proposées par MRJ(*)

extérieurs = 655 € + 30 € pour les assurances proposées par MRJ(*)

Entièrement rénové, le SplashWorld Playa Estepona dispose de 300 chambres réparties dans plusieurs bâtiments de 2 à 3 étages le tout au coeur d’un vaste jardin.

Restaurant principal intérieur avec une partie en terrasse (cuisine internationale et locale présentée sous forme de buffet), bars, snack, salon TV, amphithéâtre extérieur, boutique, ascenseurs, salle de réunion.

Internet : accès wifi gratuit dans les parties communes et les chambres

ANIMATION

Une petite équipe d’animation vous proposera une animation en journée et après le dîner.

ACTIVITÉS & SPORTS

Plage de sable et de graviers avec parasols, transats et douches (serviettes payantes).

GRATUIT

piscine avec parasols et transats (serviettes payantes)

tennis -ping-pong - basket-ball - mini-football - volley-ball - pétanque -tir à l’arc - fléchettes - aquagym- water-polo - billard

LA TABLE

Petit déjeuner de 7h00 à 10h00 > buffet /Déjeuner de 12h00 à 15h00 > buffet

Snack de 15h30 à 16h30 /Dîner de 18h00 à 21h30 > buffet

Boissons locales soft drinks et alcools locaux au bar principal de 11h00 à 23h00

LE PRIX COMPREND :

Les taxes d’aéroport (sujettes à modification) et frais de dossier obligatoires : 70 €/pers. à ce jour

Votre accompagnatrice coordinatrice pour la durée complète du séjour.

LE PRIX NE COMPREND PAS :

Les dépenses personnelles , Chambre individuelle : 115 €

(*)Assurances : Contrat PRESENCE – MULTIRISQUES LOISIRS GROUPE N°7 905 896 + Force Majeure – RC PACK SECURITE : total 30.00 €/personne. Frais d’annulation / Départ manqué / Retour manqué / Assistance Rapatriement /Bagages Interruption de Séjour / Voyage de remplacement / accident de voyage / Responsabilité Civile Voyageur / Retard d’avion et de train/Hausse de carburant. Vous pouvez contracter une assurance de votre choix.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bulletin d’inscription - MALAGA ANDALOUSIE (places limitées – inscription rapide )du 13 au20/10/2016

A retourner à AMICALE ISICA DE LA PLAINE DES VOSGES – 47 rue des Myosotis – 88140 CONTREXEVILLE accompagné de 3 chèques avec encaissements différés à l’ordre de l’Amicale ISICA.

Nom, Prénom : ................................................................. Adresse :………..............………………………………………………..

N° Tel ...............................................adresse mail :............................................................................…....................

ADHERENT +ASSURANCES : EXTERIEUR +ASSURANCES

Encaissé à l'inscription = 197 € + 30 € = 227 : 219€ + 30 € =249 € (pour valider la réservation)

Encaissé le 10/04/2016 = 197 € : 218 €

Encaissé le 10/08/2016 = 196 € : 218 €

Chambre individuelle = 115 € : 115 €(somme à ajouter au 3ème chèque

Fait à ……………………….le …………………………… Signature

(*) vous pouvez obtenir le contrat d'assurances sur demande)

Bonne fêtes de fin d'année

Amicale-Isica-Vosges - dans Sortie Amicale
commenter cet article
17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 16:50

Retraites complémentaires: des perdants, des épargnés, peu de gagnants

Le projet d'accord sur les retraites complémentaires trouvé vendredi entre le Medef et trois syndicats repose notamment sur un système de "bonus-malus", mis en place à partir de 2019, et incitant les salariés du privé à travailler plus longtemps.

© 2015 AFP

Le projet d'accord sur les retraites complémentaires trouvé vendredi entre le Medef et trois syndicats repose notamment sur un système de «bonus-malus», mis en place à partir de 2019, et incitant les salariés du privé à travailler plus longtemps.

Qui va y perdre? Qui va y échapper? Est-ce qu'il y aura des gagnants? Les régimes Agirc-Arrco sont-ils sauvés désormais?

Q: Qui perd, qui gagne ?

R: Le grand perdant sera le salarié qui, bien qu'ayant atteint l'âge légal de la retraite (62 ans), avec toutes ses annuités (41,5 ans), verra sa retraite complémentaire amputée de 10% pendant au moins deux ans. Pour ne pas pâtir de ces malus et conserver un taux plein, il devra travailler un an de plus et ainsi partir à 63 ans.

Ce «coefficient de solidarité» est applicable pendant les trois premières années de retraite et «au maximum jusqu'à 67 ans».

A l'inverse, ceux qui travaillent deux, trois ou quatre ans de plus, verront leur régime complémentaire bonifié respectivement de 10, 20 ou 30%, pendant un an.

Pour Laurent Berger (CFDT), favorable à la réforme, «c'est une erreur de penser» qu'elle aboutirait à un report de l'âge de départ à la retraite à 63 ans. Seulement, «le salarié qui a cotisé tous ses semestres et part à la retraite à 62 ans paiera +une contribution+ sur trois ans».

Principales victimes de la réforme, selon ses opposants: les chômeurs, mais aussi les femmes, qui doivent généralement travailler plus longtemps pour atteindre la durée de cotisation en raison de parcours moins linéaires.

Et tous les salariés sont perdants sur d'autres mesures, mises en place avant 2019: la désindexation des pensions de - 1 point par rapport à l'inflation pendant trois ans, le décalage de la date de revalorisation des pensions au 1er novembre (au lieu d'avril) et l'augmentation du prix d'achat du point pendant trois ans pour les futurs retraités.

Q: Combien coûtera le malus?

R: Cinquante euros par mois, soit 600 euros par an, «pendant au minimum deux ans», selon le calcul de la CFDT, qui prend l'exemple d'un salarié gagnant 1.800 euros et dont la retraite tout régime confondu atteint 1.300 euros (dont 500 euros de complémentaire).

La part de la retraite complémentaire représente en moyenne plus de 25% de la pension globale, selon des données de la Cour des comptes. Cette part dépasse toutefois 50% pour le régime spécifique aux cadres, l'Agirc.

Q: Qui va y échapper ?

R: Les retraités modestes, exonérés de CSG (contribution sociale généralisée), ne seraient pas concernés par les décotes, soit 33% des salariés.

Les personnes vivant «dans des situations économiques difficiles» échapperont aux abattements, a ainsi développé le négociateur du Medef, Claude Tendil.

Q: Qui va renflouer les caisses?

R: Sur les 6 milliards d'euros d'économies visés d'ici à 2020, le patronat dit contribuer à hauteur de 700 millions d'euros. Les opposants au texte, CGT et Force ouvrière, chiffre eux l'effort du patronat à respectivement 300 millions et 600 millions d'euros.

Les économies sont supportées à «90% par les salariés et à 10% par les entreprises», a commenté Philippe Pihet (FO).

«Ce sont toujours les mêmes qui paient -les salariés, les privés d'emploi, les retraités-, et puis toujours les mêmes qui encaissent - le patronat et le Medef», a ajouté le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Q: Les retraites complémentaires sont-elles sauvées?

R: Oui, à en croire les organisations favorables à l'accord. En 2014, les caisses de l'Agirc (cadres) et de l'Arrco (tous les salariés du privé) ont vu leurs déficits cumulés se creuser à plus de 3 milliards d'euros.

«A l'horizon 2024-2025, ces régimes seront équilibrés», a assuré Laurent Berger. L'accord permet «d'assurer l'avenir des retraites complémentaires de tous les salariés, par des mesures adaptées et justes», a déclaré le Premier ministre Manuel Valls.

Amicale-Isica-Vosges - dans Social
commenter cet article
22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 19:57

Infos

Changement de permanence pour la conciliation de justice à la Maison Ressources de Vittel.

(Problèmes de voisinage, différends entre propriétaires et locataires, litiges de la consommation, impayés, malfaçon de travaux etc.)

Désormais c’est Mme Marie-Cécile BENNELECK qui assurera la permanence chaque jeudi sur rendez-vous de 14h à 16h et ceci à compter du 6 août 2015.

Informations et rendez-vous au 03 29 06 88 87 ou mcbenneleck@gmail.com

Merci d’en avertir votre entourage qui pourrait être concerné.

Amicale-Isica-Vosges - dans news
commenter cet article
24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 18:22

L’Express le 23/03/2015 à 09:53, mis à jour à 11:29

Que vous soyez retraité ou actif, vous êtes concerné par la négociation qui se joue actuellement à l'Agirc et l'Arrco, les régimes de retraite complémentaire des salariés. A l'issue du deuxième round de discussions de vendredi, syndicats et patronat sont encore loin d'un accord, mais les propositions se précisent...

Quel avenir pour votre retraite complémentaire ?

Démographie et difficultés économiques pèsent sur les comptes de l'Agirc et l'Arrco. Les régimes de retraite complémentaire des salariés ne sont plus équilibrés depuis quelques années. Si rien n'est fait, un déficit de 7 milliards est attendu en 2020.

Il est souvent question ces dernières semaines de l'Agirc et de l'Arcco. En cause : un nouveau cycle de négociations lancé par les partenaires sociaux en février, pour décider de nouvelles mesures visant à rétablir l'équilibre financier. Rappelons que pour les régimes de retraite complémentaire des salariés du privé, ce n'est pas le gouvernement qui décide mais huit organisations syndicales et patronales. Elles entendent trouver un accord d'ici à juin, après 4 ou 5 réunions mensuelles.

Gel, abattements, réversion, etc. : vendredi, un deuxième round de discussions a permis aux syndicats de répondre à ce qu'avait proposé le patronat le mois précédent. Les positions se précisent, certains commencent à lâcher un peu de lest.

On fait le point sur les idées qui vous concernent directement.

NB : Démographie et difficultés économiques pèsent sur les comptes de l'Agirc et l'Arrco, qui ne sont plus équilibrés depuis quelques années. Si rien n'est fait, un déficit de 7 milliards est attendu en 2020. Pour continuer à verser l'intégralité des pensions, ces régimes, qui ne peuvent emprunter, piochent dans leurs réserves, mais celles-ci sont en voie d'épuisement. D'où la nécessité d'anticiper.

Un gel des pensions pour les retraités ?

En février, les organisations patronales (Medef, CGPME et UPA) ont proposé de geler les complémentaires de 2016 à 2018. Les syndicats préfèreraient, dans l'ensemble, une désindexation : un taux de revalorisation de type "inflation moins 1 point" (sans qu'il puisse être négatif, les pensions, donc, ne pourraient pas baisser). Cette seconde option a plus de chances d'être adoptée. La différence ? En cas d'inflation dépassant 1 %, les pensions seraient revalorisées ; ce ne serait pas le cas en cas de gel pur et simple.

Rappelons que pour 2014 et 2015, une désindexation "inflation moins 1 point" a déjà été appliquée, en vertu de l'accord signé en 2013 par les partenaires sociaux. L'inflation étant inférieure à 1 %, la formule a toutefois abouti, en pratique, à un gel. Les économies réalisées par les régimes via ces deux gels devraient cependant s'avérer faibles, en raison de l'inflation quasi nulle (des calculs sont en cours).

Des malus en cas de départ avant 67 ans ?

Pour les futurs retraités, le Medef a formulé une proposition-choc : appliquer des abattements sur les pensions complémentaires de ceux qui prendraient leur retraite avant 67 ans. Ces malus, détaillés ici, seraient progressifs et temporaires (ils s'annuleraient à vos 67 ans).

Cette proposition a-t-elle des chances d'aboutir ? En l'état, c'est peu probable. Les minorations évoquées - 40 % à 62 ans dans le scénario le moins favorable - sont trop élevées pour être acceptables côté syndicats. L'idée d'abattements moins sévères n'est toutefois pas entièrement rejetée par plusieurs d'entre eux et il n'est donc pas à exclure qu'elle fasse du chemin. C'est le principal enjeu de cette négociation. "Est-ce que je vais revoir ma copie ? Peut-être, a répondu vendredi Claude Tendil, le négociateur du Medef. Je ne suis figé sur rien."

Des hausses de cotisations pour les actifs ?

Le patronat ne propose bien sûr pas de hausse de cotisations de retraite complémentaire, salariales ou patronales. Pour les syndicats en revanche, c'est incontournable : il faut de nouvelles ressources aux régimes, et cela passe forcément par une hausse des cotisations. La plupart refuseraient de signer en cas de refus. Force ouvrière (FO) a toutefois d'ores et déjà fait un pas en évoquant une hausse pas forcément applicable dès 2016. Attendez-vous donc à voir vos cotisations augmenter légèrement. Quoiqu'une augmentation ne concernant que l'Agirc (donc les cadres) semble aussi au menu des discussions...

Notez enfin, toujours en matière de cotisations, que la CGT demande un élargissement de l'assiette à des revenus jusqu'ici exonérés (intéressement, participation, etc.) mais ceci ne semble séduire que la CFTC.

Des réversions moins avantageuses pour les veuves ?

Autre proposition mise sur la table par le patronat le mois dernier : proposer au salarié qui prend sa retraite de choisir entre deux options pour la réversion, cette part de pension versée, à la mort d'un assuré, à son conjoint. Il pourrait soit toucher sa complémentaire intégrale mais dans ce cas son conjoint percevrait à son décès une réversion minorée. Soit toucher lui-même une complémentaire minorée, pour garantir à son conjoint une réversion intégrale (au taux actuel de 60 %). Cette proposition n'a pas rencontré "un accueil triomphal", a admis Claude Tendil. Résultat : elle devrait être abandonnée.

Mais le Medef maintient son idée de toucher aux pensions de réversion, il penche désormais pour une légère baisse du taux. Un taux à 55 % aurait été avancé. Les économies à attendre d'une telle mesure étant faibles et la CFTC ayant fait de la réversion un casus belli, on peut penser que ce point n'aboutira pas, ou que le changement interviendra à la marge.

Des points de complémentaire plus chers pour les cotisants ?

Le patronat entend augmenter le prix auquel les points de retraite complémentaire sont "vendus" aux salariés. En clair : pour le même salaire, donc les mêmes cotisations, vous toucheriez moins de points, donc moins de droits à la retraite. Cela reviendrait à diminuer le rendement des régimes. Cette proposition pourrait faire du chemin, les syndicats n'ayant, dans leur ensemble, jusqu'ici pas montré une vive opposition... Notez toutefois qu'il s'agirait ici d'économies à long terme uniquement. (Les régimes réaliseraient des économies sur les futures pensions.).

Moins de droits pour les chômeurs ?

Le patronat avait créé la surprise en février en proposant d'accorder moins de points de complémentaire pendant les périodes de chômage. Face au tollé suscité par l'idée, on peut penser qu'il n'insistera pas.

Vers une fusion de l'Agirc et de l'Arrco ?

Enfin, le Medef milite pour une fusion des deux régimes à l'horizon 2019. La mesure présenterait l'intérêt de mettre en commun leurs réserves. Or, les bas de laine de l'Agirc (régime des cadres) pourraient être épuisés dès 2017 ou 2018, alors que c'est plutôt dans une dizaine d'années pour l'Arrco (où cotisent à la fois cadres et non-cadres). Seuls deux syndicats étant désormais profondément opposés à la fusion (CGT et CFE-CGC), la piste est à prendre au sérieux. Cliquez ici pour en savoir plus sur les enjeux de la fusion.

Vendredi, la CFDT a proposé d'aller plus loin que la simple fusion et de créer un nouveau régime pour la retraite complémentaire des salariés. Il se substituerait aux deux existants, avec de nouvelles règles. Si la proposition reste floue, l'objectif est, pour Jean-Louis Malys, négociateur de la CFDT, d'"imaginer un système mieux adapté aux jeunes générations, à leurs parcours personnels et conjugaux", alors que les systèmes actuels furent mis en place sur "le modèle de l'après-guerre". Ce nouveau régime ne semble pour l'instant pas émoustiller les autres syndicats.

Et maintenant ?

La prochaine réunion est prévue le 10 avril. Le Medef devrait d'ici là (ou juste après) rédiger un nouveau "pré-projet" d'accord qui nous en dira plus sur l'évolution de ses positions. Attention, toutes les mesures évoquées ci-dessus n'en sont qu'au stade de propositions, et l'accord, s'il est trouvé, sera le fruit d'un compromis. Certaines idées ne seront pas entérinées, d'autres seront adoucies, et de nouvelles mesures peuvent émerger.

Amicale-Isica-Vosges - dans NEWS
commenter cet article
20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 09:31

Retraites complémentaires : Vous ne vous sentez pas concerné ?

Vous avez tort. Francetv info vous explique pourquoi.

Mis à jour le 20/03/2015 | 07:04 , publié le 20/03/2015 | 06:05

Une nouvelle réunion entre syndicats et patronat est prévue, vendredi, pour tenter de sauver l'Agirc et l'Arrco. Les mesures envisagées concernent les salariés et retraités du privé, soit 30 millions de personnes.

Une situation grave ou désespérée ?

Les réserves de l'Association générale des institutions de retraite complémentaire des cadres (Agirc) et de l'Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés (Arcco) fondent comme neige au soleil.

Le déficit de la première atteignait 1,24 milliard d'euros en 2013, celui de la seconde, 405 millions d'euros. "Si rien n’est fait, l’Agirc aura épuisé ses réserves en 2018, et l’Arrco en 2027", expliquent Les Echos. Une nouvelle séance de négociations débute vendredi 20 mars entre partenaires sociaux - syndicats et patronat -, qui gèrent ces deux régimes.

Combien de personnes sont concernées ? "Plus de 18 millions de salariés du privé, dont 3,8 millions de cadres, auxquels s'ajoutent 12 millions de retraités, soit au total 30 millions de personnes", détaille à francetv info Philippe Pihet, secrétaire confédéral de FO en charge du dossier.

Salarié du privé, vous risquez de cotiser davantage

Les comptes ont commencé à déraper sérieusement à partir de la crise économique de 2008.

Quelles sont les pistes d'économies possibles ?

"Il y en a trois, énumère Philippe Pihet. Le montant de la cotisation, l'âge de départ à la retraite, et le montant de la pension versée aux retraités."

Vous êtes salarié du privé ? Regardez votre feuille de paie : la cotisation pour votre retraite complémentaire (destinée à l'Arcco) s'élève à 3,10% de votre rémunération et 4,65% à la charge de votre employeur. Si vous êtes cadre, vous cotisez non seulement à l'Arcco, mais aussi à l'Agirc, caisse spécifique des cadres.

Philippe Pihet avoue pencher en faveur de l'augmentation de la cotisation pour rétablir les comptes. "Un point de cotisation supplémentaire, ça représente 5,9 milliards d'euros", assure le secrétaire confédéral de FO en charge du dossier. Pas sûr que son point de vue l'emporte. Dans un rapport sur l'avenir des régimes de retraite complémentaire rendu le 18 décembre 2014, la Cour des comptes déconseillait, en effet, d'augmenter fortement les cotisations, jugeant cela aurait des "effets négatifs" sur le coût du travail.

Votre départ à la retraite pourrait être retardé

Si vous êtes salarié du privé, attendez-vous à partir plus tard à la retraite, du moins si vous voulez toucher votre retraite de base et votre retraite complémentaire à taux plein.

Car "du côté du patronat, la ligne est claire : il va falloir reculer les bornes d’âge, comme l'exposent Les Echos. Idéalement, décaler l’ouverture des droits de 62 à 64 ans, et la pension à taux plein de 67 à 69 ans. Une méthode radicale mais efficace pour financer les retraites. Déçu que la mesure n’ait pas été mise en œuvre pour le régime de base dans la loi de janvier 2014, le Medef veut l’appliquer aux complémentaires."

La raison ? L'organisation patronale "parie que les salariés décaleront leur date de liquidation pour ne pas se priver de revenus : les retraites complémentaires pèsent un quart de leur pension totale (non-cadres), voire plus de la moitié (cadres)", poursuit le journal économique.

Vos pensions de retraite vont être rognées

Que se passera-t-il si ce dispositifvoulu par le Medef est adopté ? Si le retraité liquide sa retraite de base avant ses 67 ans, il ne touchera qu'une partie de sa complémentaire. Soit, dans une des hypothèses citées par l'AFP, 60% de sa pension complémentaire à 62 ans, 68% à 63 ans, 76% à 64 ans, 92% à 65, 96% à 66 ans, et 100% à 67 ans. Cette mesure, si elle entre en vigueur en 2017, rapporterait 4,3 milliards d'euros en 2020.

En attendant la mise en œuvre d'un des scénarios mis sur la table des négociations, les partenaires sociaux ont déjà pris les devants. Ils ont décidé de geler en 2015 les retraites complémentaires, qui ne sont plus indexées sur l'inflation.

La pension de réversion d'une veuve d'un salarié du privé est menacée

Parmi les différentes mesures envisagées pour faire 7 milliards d'économies à l'horizon 2020, le patronat aimerait proposer aux couples de retraités mariés un marché. Maintenir à 60% le taux actuel de réversion (qui correspond à une partie de la retraite dont bénéficiait ou aurait pu bénéficier l'assuré décédé après la mort d'un conjoint) à une condition : le ou la défunt(e) aura accepté, au moment de son départ à la retraite, de ne percevoir de son vivant qu'une retraite minorée. Il doit approuver un abattement, à vie, de 5,5% sur sa propre pension.

Si le retraité refuse cette option, il pourra conserver la totalité de sa pension complémentaire. Dans ce cas, sa veuve (ou son veuf) touchera une pension de réversion pouvant être diminué jusqu'à 33%. La mesure permettrait d'économiser 300 millions d'euros d'ici à 2020.

De quoi faire hurler les syndicats. Pour Philippe Pihet, "93% des pensions de réversion concernent des femmes. Ce sont encore elles, en majorité, qui interrompent leur carrière pour élever leurs enfants et qui ont, à l'arrivée, des pensions bien plus faibles que les hommes. La pension de réversion était une façon de compenser cette injustice. Quand les femmes auront des carrières égales aux hommes, on en reparlera."

Amicale-Isica-Vosges - dans NEWS
commenter cet article
13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 15:57

Le texte qui suit est long et peut paraître rébarbatif, mais pose un certain nombre de questions qui méritent réflexion (s). Reste à espérer que ceux qui négocient, au titre du collectif, sauront défendre les prestations aussi bien auprès de l'employeur que des prestataires des complémentaires santé.

En italique gras les points qui méritent l'attention

Complémentaire santé : bataille pour 4 millions de salariés

article du journal la Tribune le 15/02/2015

Le premier janvier 2016, 4 millions de salariés aujourd'hui dépourvus de « mutuelle » seront couverts par leur employeur. Qui les assurera ? La bataille est lancée. Elle sera rude et laissera des traces dans le modèle traditionnel de la complémentaire santé.

Ont-ils vraiment mesuré la portée de leur décision ? Les négociateurs de l'accord national interprofessionnel (ANI) de janvier 2013, dont Patrick Bernasconi, pour le Medef, et Véronique Descaq pour la CFDT, en pointe sur le sujet, ont-ils réellement envisagé toutes les conséquences de la « complémentaire santé pour tous », qu'ils ont alors décidé d'instaurer ? L'intention était louable : faire en sorte que les quelque 4 millions de salariés dépourvus de « mutuelle », selon l'expression courante (c'est-à-dire d'une complémentaire santé), soient désormais couverts par leur entreprise. Une question de justice, aux yeux de la CFDT, qui tenait à cette réforme. Comme l'avait promis le gouvernement, cet accord entre partenaires sociaux a donc désormais force de loi : le premier janvier 2016, tous les employeurs devront offrir une assurance complémentaire santé à leurs salariés. À défaut, ils se trouveront dans l'illégalité.

L'intention était certainement louable, mais le résultat ? Ce qui se dessine, alors que tous les assureurs se lancent dans la bataille pour séduire les employeurs contraints de choisir une assurance - une véritable guerre des prix a déjà commencé, comme le souligne le délégué général de Malakoff Médéric, Guillaume Sarkozy, dans l'interview qu'il nous a accordée -, c'est un bouleversement du marché, comme prévu, mais aussi, ce qui l'était moins, un changement de modèle pour des salariés a priori non concernés, les plus nombreux, ceux qui étaient déjà assurés via leur entreprise : ils risquent d'en être beaucoup plus de leur poche qu'avant.

LE GRAND BASCULEMENT VERS LE COLLECTIF

Le marché de l'assurance complémentaire santé va être bouleversé : sur les 4 millions de salariés concernés, il se dit que seuls 400.000 n'ont aucune couverture complémentaire. Pour les autres, l'immense majorité, qui avaient souscrit individuellement un contrat santé auprès d'une mutuelle ou d'un assureur, c'est un passage de l'assurance individuelle à une protection collective, dans le cadre de leur entreprise. On n'imagine pas, en effet, les voir conserver leur contrat actuel, alors que leur employeur leur offrira une complémentaire santé équivalente. Pour une partie du monde de l'assurance, ce basculement du marché de l'individuel vers le collectif est synonyme de menace. Les nombreuses mutuelles misant jusqu'à maintenant sur les adhésions individuelles vont perdre beaucoup de leurs clients. Et c'est donc une bonne part d'un gâteau considérable - l'assurance individuelle santé représente un chiffre d'affaires d'une vingtaine de milliards d'euros par an - qui risque d'échapper aux assureurs spécialisés dans ce créneau. Plus précisément, compte tenu des professions indépendantes ou des retraités, qui devront toujours s'assurer eux-mêmes - la loi les a un peu oubliés -, les experts estiment entre 4 et 5 milliards d'euros le montant d'activité qui va basculer de l'individuel vers le collectif.

Tous les acteurs vont tenter de se convertir à l'assurance collective. Mais beaucoup de mutuelles ne sont pas suffisamment armées, loin de là, pour vendre l'assurance santé à une clientèle, nouvelle pour elles, celle des patrons de PME-TPE - ils seraient près de 600 000 -, qui n'avaient pas jugé bon jusqu'à maintenant d'offrir une complémentaire à leurs salariés. Ces mutuelles vont essayer coûte que coûte de les séduire.

« Elles jouent leur survie, relève un expert du secteur. Mais les assureurs traditionnels ne vont pas se laisser faire, tout comme les institutions de prévoyance, spécialistes de l'assurance collective. La bataille va être rude. »

D'autant plus rude que les banquiers s'en mêlent, qui aimeraient prendre une part de ce nouveau marché. Le Crédit agricole a ainsi annoncé la mise en place de moyens considérables pour récupérer une partie du gâteau de l'assurance santé collective.

Qui va l'emporter ? Quand Guillaume Sarkozy décrit les acteurs qui survivront à la bataille, il évoque « ceux qui ont un réseau de distribution fort, offrent de la prévoyance, ont déjà une expertise de l'assurance collective, et travaillent sur une offre de services ». Il décrit là une institution de prévoyance bien connue, celle qu'il... dirige, Malakoff Médéric. Qui serait donc le seul opérateur sortant vivant de la bataille ? Évidemment non.

Mais, s'ils se montrent volontiers critiques à l'égard des institutions de prévoyance (IP), ces groupes gérés par les partenaires sociaux (AG2R, Malakoff Médéric, Humanis...) accusés de profiter indûment de cette proximité avec les syndicats, les assureurs traditionnels les voient tirer leur épingle du jeu, alors même que la législation n'a pas évolué en leur faveur.

Jusqu'en 2013 en effet, les partenaires sociaux pouvaient « désigner » un opérateur à toutes les entreprises d'une branche, lesquelles n'avaient plus le choix. Les IP profitaient largement de ce système, mais il est désormais prohibé, suite à une décision du Conseil constitutionnel. Cela étant, si la liberté de choix des entreprises est désormais totale, les partenaires sociaux peuvent toujours recommander un opérateur. Une capacité d'influence non négligeable, sachant que de nombreux patrons de TPE ou PME se montrent très indécis.

« Les IP ont pour atout ont une bonne maîtrise de l'assurance collective, leur seul handicap, c'est parfois l'absence de réseau de distribution », estime un assureur.

Beaucoup d'entre elles surmontent cet obstacle en nouant des alliances : ainsi, Malakoff Médéric s'est allié à la Mutuelle générale pour profiter de son réseau. Du coup, selon certaines estimations, près de la moitié des salariés nouvellement couverts pourraient l'être finalement via un opérateur (IP ou mutuelle) recommandé par les partenaires sociaux, négociant pour le compte de leur branche.

CONCURRENCE FÉROCE SUR LE RAPPORT QUALITÉ/PRIX

Quant à l'offensive des banquiers, beaucoup d'assureurs ne veulent pas croire à son succès. Vendre un contrat santé individuel, c'est relativement simple, les banquiers y sont parvenus ; mais l'assurance collective est beaucoup plus complexe, font valoir les assureurs. L'aspect juridique est fondamental dans un accord collectif, beaucoup moins standardisé qu'une assurance de base vendue à la chaîne au guichet de la banque. Bref, il faut disposer d'un savoir-faire qu'un conseiller d'agence bancaire n'a évidemment pas.

Certains assureurs sont plus inquiets de cette offensive bancaire.

« Avant qu'ils ne s'installent sur le marché, j'ai souvent entendu dire que les banquiers ne sauraient pas vendre les complémentaires santé en individuel, rappelle ainsi Jean-Louis Mercier, directeur général adjoint d'Harmonie Mutuelle, première mutuelle française. Pourtant, ils ont pris 13 à 15 % du marché. Ils parviendront à un niveau équivalent en assurance collective : l'argument de la complexité qui les freinerait ne me paraît pas juste. Pour une TPE, il s'agira d'un contrat standard. »

Un contrat standard, offrant souvent le minimum légal de couverture, correspondant au panier de soins ANI, défini par le gouvernement. Contraints de souscrire une complémentaire santé, que beaucoup assimilent à une taxe, les patrons de TPE vont souvent se tourner vers cette couverture « a minima ». Quant aux salariés, ils auront souvent moins qu'avec un contrat individuel. « Dans un contexte économique difficile, il va falloir expliquer aux dirigeants qu'ils vont devoir prendre en charge une partie du coût de la complémentaire santé de leurs salariés, et aux salariés que le contrat ne couvrira pas leurs ayants droit », souligne Jean-Louis Mercier.

À ce niveau de couverture, aucun dépassement d'honoraire n'est pris en charge, lunettes et soins dentaires sont remboursés « a minima ». Un contrat réduit au minimum, mais à quel tarif ? La guerre des prix évoquée par Guillaume Sarkozy est déjà lancée.

« J'ai vu 19 offres ANI, dont les prix allaient de 13,50 euros à plus de 20 euros, avec une concentration autour de 18-20 euros, confie Jean-Louis Mercier. En dessous de 20 euros, on ne couvre pas les frais de distribution : il faut en moyenne trois rendez-vous pour mettre en place une complémentaire santé quelle que soit la taille des entreprises. Notre contrat de base sera au juste niveau tarifaire, sans dumping, pour permettre une pérennité des cotisations. »

Comment des mutuelles peuvent-elles proposer des contrats à partir de 17 euros par mois, à l'instar de la Macif ? C'est que le modèle de la complémentaire santé est en passe de changer radicalement, et ce pour tous les salariés. Si elle est traditionnellement indolore ou presque pour l'employé - les 50 % qu'il paie sont prélevés à la source, sur la fiche de paie, autrement dit, peu visibles - cela va être de moins en moins le cas. Explication : la nouvelle norme proposée par les assureurs, à destination de patrons de TPE qui assimilent souvent la complémentaire santé à une taxe - ils chercheront évidemment à la minimiser -, est un contrat de base financé comme c'est l'usage à 50-50 par l'employeur et le salarié, le tout figurant sur la fiche de paie, mais désormais assorti d'options supplémentaires, à la discrétion du salarié. Des options entièrement payées par les employés, via un prélèvement direct sur leur compte en banque.

C'est exactement ce que vient d'annoncer la Macif, qui propose six formules de contrat. Pour résumer, l'offre de base, au prix de 17 euros par mois, qui risque d'être retenue par de nombreux patrons de TPE, ne prévoit pas le remboursement des médicaments dits de confort, limite à 30 euros le prix d'une monture de lunettes et à 35 euros le verre simple, s'aligne sur le tarif de la Sécurité sociale pour les frais dentaires et ne couvre aucun dépassement d'honoraires. Un contrat qui correspond peu ou prou au minimum légal.

Si le salarié veut plus, il peut bien sûr choisir une meilleure formule, entièrement à ses frais, en retenant telle ou telle option. Et la Macif espère bien voir ces options choisies par un grand nombre d'adhérents, car c'est la condition de la rentabilité du contrat. « Dans l'hôtellerie restauration, nous avons vu que la moitié des salariés avaient choisi d'améliorer le contrat de leur entreprise », expliquent les dirigeants de la mutuelle.

Ce système d'options quasi obligatoires, payables par l'employé, risque de ne pas concerner seulement les salariés de TPE et PME. Ceux des entreprises plus importantes, qui ont toujours bénéficié d'une « mutuelle » pourraient être aussi concernés. Car une grande majorité des contrats existants sont susceptibles d'être révisés. Nombre des « mutuelles » offertes actuellement aux salariés sont trop généreuses, eu égard à la réglementation concernant les nouveaux « contrats responsables », entrant en vigueur le 1er avril (pour tous les contrats nouvellement signés). Un décret a fixé de nouveaux plafonds de remboursement s'agissant des lunettes, des dépassements d'honoraires... Des adaptations seront nécessaires. Ainsi, à l'heure actuelle, 22% des « mutuelles » couvrent les dépassements d'honoraires au-delà de 100% du tarif de la Sécurité sociale, soit la limite, à terme, des nouveaux contrats. En outre, beaucoup de « mutuelles » dépassent les nouveaux plafonds en matière d'optique. Selon la nouvelle norme, le prix d'une monture ne peut plus dépasser 150 euros. De nombreuses couvertures santé complémentaires vont donc devoir être ajustées à la baisse. Sous peine de voir ces contrats taxés à hauteur de 14% (au lieu de 7% pour ceux déclarés « responsables ») , ce qui rendrait leur prix prohibitif.

Mais la réglementation a parfois bon dos. À la faveur de la révision des garanties, imposée par l'entrée en vigueur des contrats responsables, beaucoup de patrons offrant déjà une « mutuelle » à leurs salariés ont envie de mieux « maîtriser », comme il est dit poliment, le coût du contrat de leur collectif santé. Autrement dit, de faire des économies, en révisant à la baisse les garanties offertes. Libre aux employés de payer par eux-mêmes des options s'ils jugent les nécessaires, sans participation de l'employeur. Ainsi, beaucoup de contrats incluent aujourd'hui la couverture du conjoint.

À l'avenir, cela va être de moins en moins le cas. Le salarié, s'il veut continuer de bénéficier de cet avantage, devra donc souscrire une option. De même, s'il veut voir ses lunettes ou prothèses dentaires bien remboursées. Bref, le principe de la mutuelle financée de façon quasi indolore pour le salarié, car figurant intégralement sur la feuille de paie - que peu d'entre eux sont allés jusqu'à décortiquer - pourrait avoir vécu. Et les salariés bien couverts jusqu'à présent vont devoir payer plus, pour une garantie parfois moindre.

BEAUCOUP DE GAGNANTS MAIS PLUS DE PERDANTS...

Cela n'était assurément pas l'optique initiale des promoteurs de la complémentaire santé pour tous (les salariés), à savoir, d'abord, la CFDT. La centrale syndicale pourra mettre en avant les 400000 salariés qui ne disposaient jusqu'alors d'aucune couverture complémentaire, les 3,6 millions contraints de la payer entièrement de leur poche, et qui pourront bénéficier d'une participation de l'employeur à hauteur de 50 %. Mais, si la tendance au désengagement des employeurs se confirme, tous les autres risquent d'être peu ou prou perdants.

En outre, avant même que l'ANI entre en vigueur, le gouvernement avait décidé de faire payer plus d'impôt aux Français afin de la financer. Objectif : réduire le coût pour les finances publiques de la complémentaire santé pour tous. En effet, les sommes versées par les employeurs au titre des « mutuelles » sont à la fois déductibles de l'assiette des cotisations salariales et du résultat imposable. Et, côté salariés, la cotisation n'est pas soumise à l'impôt sur le revenu. D'où un manque à gagner de 2 milliards d'euros pour les finances publiques, à compter de 2017.

Le gouvernement a largement anticipé cette échéance, d'un point de vue fiscal. Depuis l'année dernière, les salariés paient de l'impôt sur le revenu sur la participation de leur employeur. Soit une taxation supplémentaire des salariés à hauteur de 1 milliard d'euros.

« Cela fait cher de la réforme, pour seulement 400.000 personnes réellement non couvertes », commente un assureur.

En matière sociale, comme ailleurs, il y a parfois loin de la coupe aux lèvres...

Amicale-Isica-Vosges - dans NEWS
commenter cet article

Accueil

  • : Le blog de l'amicale-isica-vosges
  • : Club de loisirs d'échanges et d'informations
  • Contact

Sommaire