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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 10:02

ECONOMIE Le Conseil d’orientation des retraites (COR) doit adopter ce mardi son rapport annuel sur les «évolutions et perspectives des retraites en France»…

20 Minutes avec AFP

Publié le 20/06/17 à 10h41 — Mis à jour le 20/06/17 à 10h41

Mauvaise nouvelle : selon les dernières prévisions du Conseil d’orientation des retraites (COR), qui doit présenter et adopter ce mardi son nouveau rapport annuel, l’avenir financier s’assombrit pour le système de retraites, tous régimes confondus,

Pas de retour à l’équilibre avant 2040 (ou même 2050)

Selon une version provisoire du document, consultée lundi par l’AFP, le « solde financier du système de retraite » (régimes de base et complémentaires, Fonds de solidarité vieillesse inclus) devrait s’établir à -0,4 % du PIB à l’horizon 2021. Une mauvaise surprise comparée aux prévisions publiées en 2016 - qui tablaient sur un déficit deux fois moindre (-0,2 % du PIB) à l’horizon 2020.

Principale cause ces prévisions pessimistes : la révision à la baisse des hypothèses de croissance du PIB (passées pour 2020 de 1,9 % l’année dernière à 1,7 %). Résultat : le retour à l’équilibre, jusqu’alors envisageable pour le milieu des années 2020, n’interviendrait qu’au début des années 2040… au mieux. C’est-à-dire en supposant une croissance des revenus d’activité d’1,8 % et un taux de chômage à 7 %. Il serait repoussé au début des années 2050 en cas de croissance à 1,5 %, taux en dessous duquel le système resterait « durablement en besoin de financement », note le rapport.

Pour évaluer ces besoins jusqu’à l’horizon 2070, le COR s’appuie sur quatre scénarios de croissance des revenus d’activité (1 %, 1,3 %, 1,5 %, 1,8 %) couplés à un taux de chômage de 7 % à partir de 2032.

A moyen terme, le « solde financier du système resterait négatif » dans tous les cas « sous l’effet principalement de la baisse des ressources en pourcentage du PIB ». La situation s’aggraverait même dans le scénario le plus optimiste, avec un déficit de 0,7 % du PIB entre 2026 et 2030 en cas de croissance à 1,8 %. En revanche, à plus long terme, on observe une baisse des dépenses, dans trois scénarios.

Un contexte économique et démographique défavorable

Plusieurs facteurs permettent d’expliquer ces projections plus pessimistes, comme la récente révision des prévisions démographiques de l’Insee, avec l’abaissement du solde migratoire annuel et l’allongement de l’espérance de vie des hommes, ou les effets plus rapides qu’escompté de la réforme de 2010.

Autre explication : une croissance de la masse salariale des fonctionnaires (où le taux de cotisation finançant les retraites est plus élevé) moindre que la masse salariale totale, qui a un effet minorant sur les ressources du système. Mais traduit également de moindres dépenses pour l’Etat.

Pris en compte pour la première fois, le compte pénibilité, qui pourrait permettre à 100.000 personnes d’anticiper leur départ à la retraite en 2070, aurait un impact « quasi nul » sur le solde financier du système.

A l’inverse, la liquidation unique dans les régimes alignés (Lura) à compter de juillet devrait « conduire à baisser la pension moyenne des polypensionnés » jouant d’autant sur les comptes.

Un chantier de réforme plus compliqué que prévu

Pour le gouvernement d’Emmanuel Macron, qui promet d’unifier tous les régimes de retraite sans toucher à l’âge légal de départ ou aux modalités des pensions, l’équation pourrait se compliquer.

D’autant plus que l’augmentation d’1,7 point du taux normal de la CSG (contribution sociale généralisée) ne fait rien pour rassurer des retraités échaudés par le gel de leurs pensions. Et pour qui le COR prévoit une baisse de la pension moyenne relative au revenu d’activité.

Trois leviers sont privilégiés pour assurer la pérennité financière des systèmes de retraites : l’âge de départ, le niveau des pensions et les cotisations.

Il reviendra à une autre instance, le comité de suivi des retraites, de formuler ou non des recommandations à l’adresse du gouvernement, dans un avis à paraître avant le 15 juillet. Ce qu’il s’est gardé de faire depuis sa création en 2014.

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 15:03
Retraites 2017
Retraites 2017

Article paru dans le Particulier de mars 2017.

A lire: Les retraites Agirc et Arrco sont aussi rabotées.

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 16:50

Retraites complémentaires: des perdants, des épargnés, peu de gagnants

Le projet d'accord sur les retraites complémentaires trouvé vendredi entre le Medef et trois syndicats repose notamment sur un système de "bonus-malus", mis en place à partir de 2019, et incitant les salariés du privé à travailler plus longtemps.

© 2015 AFP

Le projet d'accord sur les retraites complémentaires trouvé vendredi entre le Medef et trois syndicats repose notamment sur un système de «bonus-malus», mis en place à partir de 2019, et incitant les salariés du privé à travailler plus longtemps.

Qui va y perdre? Qui va y échapper? Est-ce qu'il y aura des gagnants? Les régimes Agirc-Arrco sont-ils sauvés désormais?

Q: Qui perd, qui gagne ?

R: Le grand perdant sera le salarié qui, bien qu'ayant atteint l'âge légal de la retraite (62 ans), avec toutes ses annuités (41,5 ans), verra sa retraite complémentaire amputée de 10% pendant au moins deux ans. Pour ne pas pâtir de ces malus et conserver un taux plein, il devra travailler un an de plus et ainsi partir à 63 ans.

Ce «coefficient de solidarité» est applicable pendant les trois premières années de retraite et «au maximum jusqu'à 67 ans».

A l'inverse, ceux qui travaillent deux, trois ou quatre ans de plus, verront leur régime complémentaire bonifié respectivement de 10, 20 ou 30%, pendant un an.

Pour Laurent Berger (CFDT), favorable à la réforme, «c'est une erreur de penser» qu'elle aboutirait à un report de l'âge de départ à la retraite à 63 ans. Seulement, «le salarié qui a cotisé tous ses semestres et part à la retraite à 62 ans paiera +une contribution+ sur trois ans».

Principales victimes de la réforme, selon ses opposants: les chômeurs, mais aussi les femmes, qui doivent généralement travailler plus longtemps pour atteindre la durée de cotisation en raison de parcours moins linéaires.

Et tous les salariés sont perdants sur d'autres mesures, mises en place avant 2019: la désindexation des pensions de - 1 point par rapport à l'inflation pendant trois ans, le décalage de la date de revalorisation des pensions au 1er novembre (au lieu d'avril) et l'augmentation du prix d'achat du point pendant trois ans pour les futurs retraités.

Q: Combien coûtera le malus?

R: Cinquante euros par mois, soit 600 euros par an, «pendant au minimum deux ans», selon le calcul de la CFDT, qui prend l'exemple d'un salarié gagnant 1.800 euros et dont la retraite tout régime confondu atteint 1.300 euros (dont 500 euros de complémentaire).

La part de la retraite complémentaire représente en moyenne plus de 25% de la pension globale, selon des données de la Cour des comptes. Cette part dépasse toutefois 50% pour le régime spécifique aux cadres, l'Agirc.

Q: Qui va y échapper ?

R: Les retraités modestes, exonérés de CSG (contribution sociale généralisée), ne seraient pas concernés par les décotes, soit 33% des salariés.

Les personnes vivant «dans des situations économiques difficiles» échapperont aux abattements, a ainsi développé le négociateur du Medef, Claude Tendil.

Q: Qui va renflouer les caisses?

R: Sur les 6 milliards d'euros d'économies visés d'ici à 2020, le patronat dit contribuer à hauteur de 700 millions d'euros. Les opposants au texte, CGT et Force ouvrière, chiffre eux l'effort du patronat à respectivement 300 millions et 600 millions d'euros.

Les économies sont supportées à «90% par les salariés et à 10% par les entreprises», a commenté Philippe Pihet (FO).

«Ce sont toujours les mêmes qui paient -les salariés, les privés d'emploi, les retraités-, et puis toujours les mêmes qui encaissent - le patronat et le Medef», a ajouté le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Q: Les retraites complémentaires sont-elles sauvées?

R: Oui, à en croire les organisations favorables à l'accord. En 2014, les caisses de l'Agirc (cadres) et de l'Arrco (tous les salariés du privé) ont vu leurs déficits cumulés se creuser à plus de 3 milliards d'euros.

«A l'horizon 2024-2025, ces régimes seront équilibrés», a assuré Laurent Berger. L'accord permet «d'assurer l'avenir des retraites complémentaires de tous les salariés, par des mesures adaptées et justes», a déclaré le Premier ministre Manuel Valls.

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 10:39

 

releve carriere 1

 

releve carriere 2

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 14:31

Numériser0001-copie-1

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 14:43

Numeriser0006.jpg

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 14:59
Dans le cas ou vous ne seriez pas d'accord avec le nombre de points ( trimestres ) pris en compte par l'ARRCO 
veuillez trouver joint un modèle de lettre :
pensez à mettre à jour l'année (ici dans l'exemple 1999)

contestation-arrco-.jpg 
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